TEMIS Technopole : Pilier de l’innovation en Bourgogne-Franche-Comté

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Filière et métiers
Publié le vendredi 02 juin 2017
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Parc de haute technologie dédié à la miniaturisation des systèmes et des produits, TEMIS Technopole est un acteur phare de l’emploi en région. Par Aurelia Lasorsa / Sopress.

La Technopole Microtechnique et Scientifique (TEMIS), implantée à Besançon, est un parc dédié à l’ingénierie de l’innovation par les microtechniques composé de deux entités distinctes : TEMIS microtechnique, d’une part, et TEMIS Santé, d’autre part. La première comprend le campus universitaire de la Bouloie, mais également un pôle de formation, un pôle de recherche-développement et un pôle entrepreneuriat. La seconde englobe le CHRU et l’UFR Médecine-Pharmacie. Leurs cibles marchés : le biomédical et les biotechnologies, la haute horlogerie et la joaillerie, l’aéronautique civil et militaire, les télécommunications et les logiciels. Le site dispose aussi d’un centre d’affaires et d’immobilier tertiaire, et de TEMIS Innovation, dédiée à la création d’entreprises (voir encadré). 

Véritable poumon de développement économique, TEMIS ne cesse, depuis sa création en 1996, de s’étendre et d’accueillir de nouvelles structures et entreprises. Par exemple, en juillet 2015, ce sont 19 000 m2 dédiés aux pôles cancérologie et biologie qui ont été inaugurés. Ce PC Bio regroupe en plus de ces activités l’Institut régional Fédératif du cancer. Dans le même temps, France Chirurgie Instrumentation (Groupe Carl Zeiss) ouvrait ses nouveaux locaux à TEMIS Santé. Juin 2016 a été marqué par la création d’Innov’Health, le cluster santé de Bourgogne-Franche-Comté et par l’inauguration officielle du siège de FEMTO-ST sur le site. Sans cesse en mouvement, TEMIS affiche des effectifs croissants. L’an dernier, la technopole comptait 3657 employés et 145 structures. « Aujourd’hui, les profils les plus recherchés sur le site sont des professionnels des affaires règlementaires, dans les dispositifs médicaux, explique Bruno Favier, directeur du Syndicat mixte du parc scientifique et industriel de Besançon – TEMIS, mais également des directeurs de projets, des fonctions administratives et financières, et des spécialistes de la distribution et de la commercialisation internationales. En parallèle de ces postes, les sociétés innovantes, souvent dirigées par des scientifiques et des technologues, ont un réel besoin en fonctions managériales. »

Des liens étroits écoles-entreprises

Afin d’ancrer son fonctionnement dans un cercle vertueux, la technopole qui jouit sur place de la présence d’entreprises de toutes tailles et de grandes écoles, œuvre à tisser des liens étroits entre les différentes structures. Les deux écoles d’ingénieurs du parc (ENSMM et ISIFC) proposent chacune des dispositifs attractifs. « L’ENSMM a mis en place une plateforme qui permet aux TPE de collaborer avec un élève ingénieur sur un projet. Une formule gagnante, à la fois pour l’entreprise, qui jouit d’un savoir-faire gratuit, et pour l’élève qui profite de l’expérience, explique Bruno Favier. Quant à ISIFC, ils ont créé en interne une entreprise universitaire – Biotika – qui travaille en lien avec le CHRU. » Des initiatives qui n’empêchent pas de déplorer certains métiers en tension. C’est le cas des régleurs machines et outilleurs dans les sociétés de micromécaniques : « Malgré la présence de formations sur le site, nous ne parvenons pas à couvrir les besoins des entreprises, poursuit Bruno Favier. Il en est de même pour le polissage. »

Un accompagnement complet, victime de son succès

Au cœur de la technopole, TEMIS Innovation - Maison des microtechniques dispose de 7 500 m2 dédiés à la création d’entreprises. On y retrouve un incubateur, une pépinière et un hôtel d’entreprises, mais également une grande salle blanche. Cette dernière permet aux chercheurs d’avoir accès à des technologies de pointe qu’ils ne peuvent financer eux-mêmes. « TEMIS Innovation constitue une partie de la pierre angulaire de la technopole puisqu’elle permet la création d’entreprises et de débouchés dans les secteurs biomédical, microrobotique et numérique », précise Bruno Favier. Actuellement, le taux d’occupation à TEMIS Innovation est de 100 % et le taux de réussite de 75 % à 5 ans. Parmi les secteurs les plus représentés dans les projets et la création : les dispositifs médicaux et la microrobotique. « Nous travaillons en ce moment sur de nouveaux programmes immobiliers afin d’accroître la capacité de TEMIS Innovation et accompagner le développement de structures déjà implantées sur le territoire, notamment le service après-vente horloger haut de gamme et les dispositifs médicaux », conclut Bruno Favier.

TEMIS en chiffres

 
  • 100 000 m2 de surface plancher, 15 000 de plus à venir dans les douze prochains mois, et 20 000 m2 à l’étude.

Interview

Eric Howald
Chef de service du Développement économique et de l’Aménagement du Grand Besançon

Notre rôle ici est précisément de faire en sorte que les formations dispensées apportent des solutions concrètes aux entreprises locales.

« Nous travaillons avec les institutions compétentes à la mise en place d’une politique de l’emploi en adéquation avec le territoire. Dans le cadre du développement économique, lors de l’installation d’entreprises, nous veillons à la présence de compétences dans le secteur ou aux actions à mener afin de les dénicher. S’il le faut, nous nous rapprochons de la Région pour créer de nouvelles formations en adéquation avec les demandes émanant du monde de l’entreprise. TEMIS Technopole possède une multitude de compétences. Notre rôle ici est précisément de faire en sorte que les formations dispensées apportent des solutions concrètes aux entreprises locales. Par exemple, il y a peu, une entreprise de SAV en haute horlogerie s’est installée sur le site. Nous surveillons l’implantation mais également la présence de personnel qualifié. Charge à nous de veiller à avoir des compétences sur place, à proposer en cas de développement de l’entreprise. Nous n’avons évidemment aucun levier, mais nous sommes là pour alerter. Nous nous devons d’anticiper et d’apporter les intrants nécessaires. À TEMIS, le fil conducteur est la microtechnique (métrologie, capteurs, etc.). C’est un choix politique cohérent au regard du passé de la région bisontine. Au fur et à mesure de l’installation d’entreprises, le pôle TEMIS Santé s’est développé. La question est de savoir si, à l’avenir, TEMIS va aller vers ce genre d’ouverture. Les produits de plus en plus hybrides aujourd’hui, semblent l’indiquer. »

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